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Je n’ai pas grand chose à dire sur Lisbonne, les grandes villes ne m’attirent pas. En général je m’y sens à l’étroit, mes sens soufflés et coupés par le vacarme ambiant, l’empathie sur le monde extérieur réduit à néant face à tant de stimulations. Alors je suis comme un robot qui regarde, se promène, contemple et sent les voies à prendre dans le but unique de réaliser des prises de vue.

Pourtant Lisbonne est bien propre à elle. Elle est unique, se reconnaît facilement, ses sept collines ne peuvent tromper personne. A Lisbonne, tu marches et tu grimpes.

Obligé.

Le vélo tente une incursion en fanfare, grâce aux locations de la ville, certes mais aussi par l’omniprésence de Decathlon. Des pistes cyclables sont entreposées le long du Tage, majestueux fleuve prenant son embouchure au sein de la ville jusqu’au quartier de Bélèm. En dehors de ces pistes, point de salut, c’est le mode guerrier qui est activé pour se fondre parmi les voitures. Si ce n’est pas les voitures, ce sont les côtes à plus de 20%. Et si les 20% ne posent pas de problèmes, ce sont les pavés !

Originaire de Nantes, Bélèm me parle plus pour son bateau mais le quartier lisboète rassemble chaque jour quantité de touristes venus visiter les musées, sans oublier d’y faire un tour à la célèbre boulangerie vendant des Pasteis de Nata. Pour l’un ou l’autre, levez-vous tôt ou cela sera des longues files d’attente assurées.

Parlons en de ces longues files d’attente. Que cela soit dans le typique quartier d’Alfama, ainsi que Bélèm donc, Principe Real, les villes banlieusardes de Sintra et Cascais, il vous faudra composer avec la horde de touristes venant en masse. Voici donc le principal problème de Lisbonne: à l’origine peu cher, agréable par son ensoleillement et chaleur, elle est maintenant saturée de touristes comme l’est Barcelone depuis de nombreuses années. Pire, le tourisme ou le sur-tourisme devrais-je l’appeler met à mal la qualité de vie des habitants eux-mêmes alors qu’elle devrait leur profiter…

Avec ce dernier paragraphe je m’éloigne du titre de l’article. Ambiances.

Pourtant se promener dans Lisbonne avec l’oeil ouvert ne laisse jamais de marbre. Entre les murs en faience, les azulejos, les murs, toujours de toutes les couleurs possibles et inimaginables, entre les bords de fenêtres ornés de fils à linge, entre les tramways circulant de manière chaotique dont j’ose espérer que les conducteurs aient une prime de risque, entre les funiculaires soulageant les cuisses pour une courte montée, entre, entre, entre, je pourrais en citer plusieurs autres. De la semaine de repos passée après mon périple à vélo, tous les jours il faisait beau. Tous les jours j’étais en short tee-shirt sans me poser la question d’avoir froid, alors que pourtant nous étions fin Octobre. Bien que je ne sois pas un aficionados des activités nautiques, les lisboètes peuvent s’y adonner en quelques minutes de leur domicile. Les trains de banlieue étaient remplis de surfeurs voguant vers Estoril ou Cascais.

Je n’ai pas tellement d’adresses à vous conseiller, l’ami qui m’a accueilli en aurait. Lorsque nous avions du temps pour gambader nous deux, nous avions cherché à prendre un pot sur la terrasse d’un immeuble, ce qui est normalement possible dans Principe Real. Toujours dans Principe Real, nous avions pris de délicieux verres de Porto dans un café richement décoré, le Pavilhão Chinês. Bien entendu nous avons testé des tascas traditionnelles, trop nombreuses pour être citées avec précision, mais fuyez dès que cela dépasse 8€ le plat. C’est à vous de débusquer des lieux improbables pour boire un coup, prendre votre repas et éventuellement y dormir.

Ne me demandez pas si les habitants sont agréables, aimables et souriants. Pour une semaine sur place et surtout avec une diversité d’un million d’habitants, il est impossible de se faire une opinion. Y parler anglais est nettement plus aisé que dans tout le reste du pays. Le niveau de vie est également plus élevé ainsi que le brassage de la population, heureusement plus palpable. Des lieux ou j’ai traîné en dehors du lieu d’habitation de mon ami, j’ai même plus entendu parler anglais que portugais.

Signe que forcément j’étais un touriste parmi d’autres.

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