Je dois vous l’avouer: le nouvel an, ça n’a jamais vraiment été mon truc.

Par extension, ce sont les fêtes de fin d’année qui chaque année me dépassent à un plus haut point, excepté une chose: les retrouvailles en famille autour d’un repas. Mais voilà, le réveillon du 31 décembre ou de la Saint Sylvestre est un peu comme la goutte d’eau qui déborde du vase: pourquoi faire une fête à cette date là alors qu’il y a milles raisons d’en faire à d’autres dates, et surtout, de manière plus fortuite, non systémique et planifiée.

Ne connaissez-vous la pression sociale en vous vous disant chaque année:

Oula, le 31 se rapproche, que vais-je donc faire pour ne pas passer pour un asocial ?

Cela fait plusieurs années que j’ai entrepris personnellement de me contrefoutre des codes sociaux en faisant les choses comme il me plaît. Alors par coïncidence et dans l’optique de nous rendre avec mon pote Thomas au Lesotho via l’Afrique du Sud nous avons pris un billet d’avion aller partant le 31 décembre au soir sans nous poser de questions. C’est une date comme une autre. Sachant qu’il y a 15h de vol, pas besoin d’être sorcier pour se rendre compte que le fameux « countdown » se fera dans l’avion !

Le nouvel an dans l’avion, alors, alors ?

En mentionnant cet état de fait à diverses personnes, plein de théories furent émises. On retrouve la plus agréable, c’est à dire un verre de champagne offert, une plus gourmette avec un repas amélioré et enfin la plus pragmatique: aucun changement notable. Personnellement, je m’en contrefoutais et n’avais aucune attente. L’heure du repas sonna assez rapidement et j’en profitais pour prendre une rasade de piquette.

Pour fêter la nouvelle année ou pour mieux m’endormir ? A vous de choisir !
Fêter le nouvel an dans un avion

Des éclats de voix viennent à l’approche concrète de l’heure fatidique jusqu’à ce finalement le pilote annonce avec une voie robotique et difficilement audible:

Happy New Year !

Voilà c’est tout. Selon les compagnies aériennes en effet, vous pouvez avoir le droit à des privilèges mais ne vous attendez pas à un tapis rouge à la montée de l’avion ni aux feux d’artifices.

On prend un avion pour se déplacer, point.

La nouvelle année dans un avion

Le nouvel an dans l’avion: des avantages ailleurs

Par contre, j’ai recensé plusieurs aspects positifs de prendre un vol le 31 décembre au soir. Pour les personnes comme moi qui détestent être plongé dans le stress de la foule des grands départs, elles ne sont pas négligeables:

  • Il y a peu de chances que le RER B soit en panne pour vous emmener à l’aéroport, de plus, il ne sera pas saturé. On oublie les sacs pressés sur soi, la promiscuité humaine stressante et les odeurs corporelles s’imprégnant avant même de commencer à voyager
  • Vous économisez 10€ pour l’accès en RER B à l’aéroport Roissy-CDG et un joli montant pour Orly si vous vous y rendez après 17h. Ce n’est pas rien. Au Lesotho, cela pouvait nous revenir à une nuit pour deux personnes dans un logement d’un parc national
  • Une fois arrivé à l’aéroport, personne mais quasiment personne. Je ne l’ai jamais vu aussi vide que cela. L’enregistrement des bagages se fait à une vitesse record tout comme le passage de la sécurité et des douanes. Enfin, aucun soucis pour s’étaler sur les bancs de la gate d’embarquement, puisque le vol lui-même n’est pas complet
  • Nous avons volé dans un Boeing Dreamliner à moitié vide, il restait plein de rangées de sièges pour pouvoir s’étaler
  • Le prix du billet d’avion s’en est ressenti lors de notre achat en comparant avec des vols aux dates proches. Partir le 31 décembre au soir et voler le 1er Janvier s’avère réellement économique

Zone détaxée de RoissyGates vides de Roissy

Le petit bonus !

Quand une année commencer avec un beau lever de soleil à 6h au dessus de l’Ethiopie, cela fait son petit effet. Finalement, je ne suis pas si réfractaire à l’idée de célébrer les fins de cycle !
Lever de soleil au 1er janvier