Cela faisait longtemps que je voulais faire du cheval. N’ayant pas baigné dans un milieu équestre, je ne suis seulement monté qu’une seule fois sur un cheval, lors d’une semaine de colonie. Pourtant ce mode de déplacement est noble et sain pour la nature.

Il faut rappeler que le cheval a longtemps été l’animal phare de traction avant que les voitures prennent le relais. Enfin, la relation entre l’Homme et le cheval a toujours été présentée comme particulière et comme avec un certain nombre d’animaux, cette relation peut avoir des vertus. Après avoir lu des récits de voyage en itinérance à cheval, j’ai depuis eu envie progressivement d’expérimenter cela. Ce mode de déplacement est devenu de plus en plus populaire ces dernières années et fait l’objet de propositions de treks de plusieurs jours, notamment en Mongolie, Kirghizistan et Islande.

Bien d’autres pays ont le cheval comme partie intégrante de leur culture, notamment au Lesotho !

Cheval basuto

Le cheval basuto

La race locale est plutôt considéré comme un poney, puisque selon la page Wikipedia, sa taille est inférieure à 1m50. Enfin, cela ne change rien à la difficulté pour moi, complètement novice et petit de surcroît, de pouvoir monter et descendre en autonomie. Y monter se fait assez aisément, mais la descente s’est souvent soldée par une gamelle !

Le cheval basuto descend du cheval du Cap, une race d’Afrique du Sud désormais disparue et qui fut le résultat de croisements de chevaux et poneys importés par les colons européens au XVIIe. C’est au XIXe siècle que cette race fut importée au Basutoland (l’ancien nom du Lesotho). Le cheval est présenté comme maigre, d’un caractère tranquille et peu nerveux. Étant donné qu’il est essentiellement utilisé par les paysans, il est amené à se déplacer sur de longues distances et même porter de lourdes charges. Enfin puisqu’il a un pas extrêmement sûr, il est parfaitement adapté au relief montagneux du Lesotho.

L’animal est vraiment considéré comme un élément intégrant de la vie quotidienne des basutos, ainsi il est souvent en liberté dans les prairies. Lorsque son utilisation est nécessaire, épris de liberté, il n’est pas rare que les basutos courent derrière les chevaux pendant plusieurs longues minutes

Randonnée à cheval

Se balader à cheval

Par deux fois nous avons loué des chevaux ainsi que les services d’un guide.

Idéalement nous aurions voulu faire un trek de 2/3 jours avec des pauses en village mais cela n’était pas possible à partir des endroits où nous étions. Ces circuits de plusieurs jours ne sont possibles qu’à partir de guesthouses ou lodges spécifiques, comme à Malealea ou Semonkong. Sinon il est a peu près possible partout de faire une randonnée à cheval à la journée.

Pourquoi ?

Car il y a partout des chevaux et qu’il suffit de négocier en demandant directement aux habitants. Ils ne sont jamais contre un peu (beaucoup) de cash.

Mais à quel tarif s’attendre ? Le tarif que nous avons eu dans les deux cas était de 180LSL pour la journée pour un cheval, à cela il fallait ajouter le cheval du guide et le guide lui-même. Le tarif est négociable pour le guide (pas plus de 100LSL). Ne soyez pas étonnés de voir des tarifs beaucoup plus onéreux sans la moindre explication, notamment dans les lodges de lux.

Quoiqu’il en soit, votre randonnée à cheval sera spectaculaire et laissera place à des paysages de rêves, de montagnes, de grands espaces et une sensation de liberté partagée avec l’animal qui vous le rend bien. En fonction de votre compétence, le galop sera possible, mais en tout cas, vous n’échapperez pas au trot, à des montées raides et à des descentes techniques. Surtout, bien s’accrocher à la selle et équilibrer le corps (droit sur le plat) pour aider au plus juste le cheval dans ses mouvements.

moi_cheval_basuto

Mon ressenti

A plusieurs reprises lors de nos déplacements, on nous demandait souvent:

Mais, où sont vos chevaux ?

La culture du déplacement à cheval est tellement forte, surtout dans les villages vraiment perdus à l’Est que les basutos peuvent avoir du mal à imaginer comment on a pu arriver chez eux comme ce fut le cas à notre arrivée dans le village très reculé de Sehlabathebe.

Les basutos sont fiers de leurs chevaux qu’ils savent monter dès leur plus jeune âge et dès qu’un cheval passe, les gamins rappliquent pour les suivre. Les guides considéraient qu’on savait déjà monter alors que ce n’était pas du tout le cas pour moi. Leurs ordres passaient souvent mal car je ne savais pas exécuter le bon geste, enfin au bon moment.

J’ai du apprendre au plus vite pour que le cheval obéisse aux ordres et au fur et à mesure des kilomètres, j’ai observé le plus possible son comportement pour m’adapter et agir en conséquence. Les caresses sur la crinière quand un beau paysage apparaît pour le remercie de m’amener là, me pencher en avant lors des montées et à l’inverse être vers l’arrière dans les descentes. Surtout anticiper tous les pas qui arrivent, un peu comme en randonnée à pied ou en VTT. Alors bien sur, parfois les chevaux n’ont faisaient qu’à leurs têtes, mais ça c’est parce qu’ils sentaient que je n’étais pas expérimenté.

Ce que j’en retiens ?

Prenez un cheval assez vieux pour débuter !

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