Un après-midi d’ennui suite à une chevauchée matinale en auto-stop depuis Gällivare de l’autre côté de la frontière.

La ville de Narvik en elle-même n’inspire pas grand chose. Malgré un environnement exceptionnel avec une station de ski proche, des fjords, des glaciers et des vues spectaculaires dès lors que je marche vers les hauteurs, la platitude et l’ennui font rapidement surface. Quasi personne dans l’auberge de jeunesse la moins chère de la ville (300NOK/36€ tout de même) et la météo pluvieuse n’incite guère aux déambulations citadines.

Il y a surement des centres d’intérêt intéressants, tels le musée de la seconde guerre mondiale, l’aller-retour en train vers Riksgränsen mais voilà: une couchsurfeuse norvégienne a accepté de me recevoir le lendemain à Tromsø. Il me faudra donc de nouveau tendre le pouce le lendemain et je ne peux pas vraiment engager de visites aujourd’hui, sans compter qu’en Norvège, hors saison touristique, passée 17h tout ferme !

C’est alors que je tombe sur ce fameux panneau indiquant les distances depuis Narvik. Ce fameux panneau que des tas et des tas de gens prennent en photo.

Distances depuis Narvik

Plutôt que de rester dans l’ennui de Narvik, qu’évoquent ces destinations ? L’herbe est-elle plus verte ailleurs ?

St Petersburg: Le côté opposé de la Russie m’attire. Irrémédiablement. A jamais. Warszawa: bof, rien. Wien: un collègue s’est retrouvé en mission là bas et a rien trouvé de mieux que dire « la bière est bonne ». Rovaniemi: Antoine de Maximy s’est tapé l’incruste dans une famille finlandaise à Noël. Beograd: ville de fêtards où les gens se réveillent à 18h pour se coucher à 9h et vivent la nuit. Kiruna: passée en coup de vent la veille, et observée depuis la fenêtre d’une voiture en auto-stop. Bodø: porte d’entrée des Lofoten/Vesterålen. Un jour, oui, un jour. En hiver. Harstad: un norvégien dira qu’à part l’église, y a pas grand chose à voir. Oslo: le film Oslo, 31 août qui m’a foutu un énorme cafard. Hammerfest: connaît pas, devrait y avoir une raison ? Roma: toujours eu du mal à comprendre comment fonctionnait l’esprit italien. Belle langue sinon. Helsinki: le début d’un road-trip dans les Pays Baltes en 2011. Ce voyage a tout changé. Trondheim:  Souvenirs d’un dossier jamais terminé pour éventuellement y étudier 1 an. Des rêves inachevées. D’autres le sont maintenant. Tromsø: la neige, l’hiver, le froid et les aurores boréales. Paris: détesté autant qu’apprécié. A Paris, tout est amplifié. Aussi bien le bon que le moins bon. Boris Gleb: est-ce un auteur de fiction pour mamies norvégiennes ? Stockholm: souvenirs déchus d’une demande de stage qui avait finalement foiré. Nordkapp: à part la symbolique de l’endroit et passer au tiroir-caisse, mouais bof. Hamburg: ça donne faim. Un burger svp. Kirkenes: mouais bof. København: souvenirs d‘une demande de stage qui n’a pas foiré. 4 mois d’une belle vie en 2006. Karasjok: Wikipedia dit que ça a l’air cool.

 

En dehors de chercher ailleurs si l’herbe y est vraiment plus verte, Narvik en ce jour nuageux, cela ressemble à ça: NarvikNarvikNarvik

Alors, vous aussi, rendu dans un endroit qui finalement laisse place à l’ennui, vous pensez que l’herbe est plus verte ailleurs ?