En quelques photos, je vais vous présenter ce que j’ai retenu du grand Sud de la grande Terre de la Nouvelle Calédonie. Compliqué tout ça, hein ? Pour être plus précis, je ne parlerai que du territoire se trouvant au sud de Nouméa. Le parc de la rivière bleue, le lac de Yaté sont les principaux sites touristiques mais je ne suis pas allé partout !

Un coucher de soleil sur le site de Netcha

Le site de Netcha, un camping situé au milieu d’une plaine désertique, tout près des chutes de la Madeleine attire les touristes pour son calme. La rivière bleue à proximité est synonyme de rafraichissement lors de chaudes journées. Le GR-NC1 y passe par là et le sentier arrivant depuis les hauteurs constitue une excellente opportunité pour admirer le coucher de soleil. Ne voulant pas le louper, j’ai pris beaucoup d’avance. Ensuite, j’ai pris plusieurs photos pour ne garder que celle qui me semblait la plus pertinente. Sur celle là, les ombres sont étirées au maximum, la lumière très orangée et le soleil irradie encore certains arbres.

Site de Netcha

Rouler dans le grand Sud = une aventure

Prenez une voiture normale et emmenez là au hasard sur une route des terres du Sud. Rentrez. Regardez son état. Vous êtes bons pour la laver. Une fois. Voire deux. La poussière de la terre latérite s’incruste si facilement partout, que même l’asphalte est orange. Mis à part cela, les routes sont étroites, irrégulières et il y a même des gués à franchir sur des petits ponts. Autant dire qu’en cas de forte pluie et sans voiture adéquate, c’est le ponpon. Et les paysages désertiques rappelle quelque fois un pays voisin de quelques heures en avion. De quoi avoir un petit parfum d’aventure !
Dans la voiture vers le Grand Sud

Des vieilles bicoques à Prony

Venir à Prony, c’est faire un saut dans l’histoire. Le hameau vivait autrefois au rythme des forçats. Seul le pénitencier en ruines reste visible, ainsi que la petite chapelle. Quelques personnes y vivent à l’année et une bonne partie des bicoques restent fermées. Tout cela contribue à une ambiance far west sous les arbres tropicaux et leurs bébêtes faisant des bruits inconnus jusqu’alors. La baie de Prony est aussi connu pour être un site accueillant des baleines ainsi que de tours en voilier, le village n’est donc pas complètement isolé.

Maison à PronyHabitation de Prony

Les montagnes ravagées par les mines

C’est une réalité. Triste mais ça l’est. Dans la province Sud de la Grande Terre, l’extraction de minerais, notamment de nickel est une industrie qui fait du bien à l’économie calédonienne puisqu’elle exporte principalement. Si un jour la Nouvelle-Calédonie venait à être indépendante, cette industrie aura certainement eu son influence. En attendant, sur les paysages, bah, c’est parfois pas bien beau. Cela n’a pas seulement une conséquence sur les montagnes mais aussi sur la forêt, qui abrite une flore endémique vieille de plusieurs millénaires. Globalement, j’ai pu voir que là ou il y a eu des mines, le désert régnait, malgré des projets de reforestation. Partout ailleurs ou il n’y avait pas de mines, c’est à dire, au delà de Nouméa, les forêts étaient plus présentes.
Montagnes abimées par les mines

Le Mont Dore

Il me restait une journée avant de décoller pour l’Australie et toujours avide des hauteurs, je suis allé en direction du Mont-Dore. Le terme désigne à la fois la ville et le sommet de 825m. Rien à voir avec l’Auvergne. Ce petit sommet se grimpe assez facilement (en dehors des éboulements dus à la terre friable). La vue au sommet laisse pantois. Pile ce qu’il me faut: à la fois la mer et la montagne et surtout avec ce mélange de couleurs proposé. La descente n’en est pas moins facile. Arrivé au col de Plum culminant à 110m (!!!!), je tends le pouce pour rentrer alors que les fontaines du col captant l’eau provenant des sources du Mont-Dore me font de l’oeil.
Vue de la côte ouest depuis le Mont Dore