En quelques photos, je vais vous présenter quelques attraits de ce petit parc national de l’île du Sud. Il est moins connu que ses grands frères car même si son accès est assez aisée avec la ligne de train Christchurch – Greymouth, le développement touristique n’en est pas rendu au même stade. Même si minuscule, le village présente un petit nombre de commodités, mais pas de supermarché.

La route SH73

Reliant Christchurch à Greymouth, cette route relie la côte Est à la côte Ouest, via (vous l’aurez compris) Arthur’s Pass. D’abord le village, puis le col que l’on en voit en photos. Il est situé à une altitude de 920m et la route serpente aussi bien des deux côtés. Elle peut être dangereuse pour les camions descendant vers la côte Ouest car les pentes y sont plus fortes (merci le conducteur du lift pour l’info). Les voyageurs les plus observateurs remarqueront des montagnes sèches et désertiques côté Est du col et une jungle de plus en plus envahissante côté Ouest. Le dicton qui dit qu’en Nouvelle-Zélande, le paysage change à chaque virage est -presque- vrai ! Et on finit par dire awesome.

Col d'Arthur's Pass

Avalanche Peak Track

Avalanche Peak Track

A 1833m, l’Avalanche Peak est une des randonnées à la journée les plus courues du pays. L’ascension, d’abord dans le bush puis en mode alpin nécessite au moins 3h de marche et donc une bonne condition physique. Néanmoins, les vues se dégagent très rapidement et les pauses contemplation peuvent être nombreuses. Mais la fin réserve une petite surprise puisqu’un passage aérien est nécessaire. Il faut donc mettre ses mains pour avancer sur la roche.
Avalanche Peak Track

Le Mont Rolleston

A 2275m, le Mont Rolleston, toujours sous la neige peut être observée depuis le sommet de l’Avalanche Peak. C’est le sommet du parc national Arthur’s Pass. Si l’on regarde bien la photo, rien n’attire l’oeil (et les touristes) car comme lu dans le livre de Mark Pickering – A Tramper’s Journey, les néo-zélandais méprisent Arthur’s Pass en considérant les montagnes comme trop « grises ». Effectivement, le caractère rugueux et minéral des lieux peut rebuter et qui à titre personnel me fait penser à certains coins des alpes françaises.

Mont Rolleston

Le kéa

Quand je suis arrivé au village, j’ai posé la question d’où je pouvais poser ma tente. On m’a répondu qu’avec les kéas omniprésents, c’était un coup à se la faire détruire. J’ai eu un peu de mal à le croire mais visiblement, les kéas étaient bel et bien présents. Ils n’hésitaient pas à s’approcher, à faire des bruits, à communiquer entre eux. Le kéa est un perroquet natif, malheureusement menacé et il est bien évidemment sous protection (on voit sa bague de protection sur ses pattes). Finalement, j’aime bien cette photo, malgré une lumière trop forte. J’ai vraiment attendu qu’il prenne une belle pause pour que l’on voit bien ses plumes ET les montagnes en arrière plan.

Kéa, perroquet endémique

Arthur’s Pass, un lieu bien connu des néo-zélandais

D’abord pour sa proximité avec Christchurch, Arthur’s Pass offre un spectre d’activité de plein air, comme le tramping, l’alpinisme et même le ski. Le Harper Pass Track un des plus célèbres backcountry tracks arpente le parc national, tout comme Mingha – Deception cette dernière se rapprochant d’une rando-canyoning, puisqu’il s’agit tout bêtement de suivre le lit d’une rivière ! Enfin, la course CoastToCoast passe aussi par le parc national. Cette course de 243 kms va de Kumara sur la côte Ouest vers Christchurch, sur la côte Est en utilisant le vélo, la course et le kayak !
Arthur's Pass