Le Rees-Dart Track est l’un des plus spectaculaires multi-days track de la Nouvelle-Zélande. Situé dans le parc national Mount Aspiring, sa popularité est légèrement moindre que le Routeburn Track ou le Greenstone-Caples Track qui sont aussi situés dans les parages.

C’est donc grâce à une navette de Info&Track que je me rends à Muddy Creek, au début du track, qui donne directement sur la vallée de Rees bien humide.
Rees Valley au début du Rees-Dart TrackRees ValleyMarécage de Rees Valley

En effet, comme le suggèrent les photos, marécages, plaques de boue et rivières sont légions dans cette première partie. De temps à autre, je suis le marquage qui remonte légèrement sur des talus pour éviter l’humidité mais pour gagner en échange un sentier plus difficile avec de la broussaille à dégager. Néanmoins, la meilleure solution à mon sens est le tout droit dans le décor, le hors piste est largement possible. L’évolution se fait sans problèmes en dépit de l’humidité et une fois rendue dans le parc national Mount Aspiring, c’est un plaisir de contempler les montagnes environnantes:
Entrée dans parc national Mt AspiringRees ValleyRees Valley

Je m’arrête à Rock Shelter Hut pour y passer la nuit. Le cadre est très agréable comme vous pouvez le voir:
Rock Shelter Hut
Le lendemain, c’est en compagnie de deux australiens, Mike et Danny que j’effectue la montée vers le Rees Saddle, un des points d’orgue de ce track
Randonneurs en pauseRees ValleyCairns

La montée vers le Rees Saddle situé a 1447m se fait aisément, les nombreux kilomètres de randonnée avalés ont fini de forger mon physique. De là, je peux admirer le Snowy Creek de long en large:

Snowy CreekSnowy Creek

Ensuite il s’agit de descendre vers le Dart Hut, mais le track devient subitement assez escarpé et raide par endroit, et ma cuisse gauche se souviendra d’une petite glissade. Néanmoins, cela ne gâche rien à la vue des glaciers avant d’arriver à la hutte:
Glaciers au dessus de Snowy CreekSnowy CreekDart Hut

A noter que j’ai eu l’honneur et le privilège de faire partie d’une conversation entre deux kéas, une sorte de perroquet, natif et curieux:
Kéa

Le lendemain, j’emprunte le side-trip vers le Cascade Saddle à 1524m et qui enchante les esprits à son évocation. Je verrai bien.
Side trip vers le Cascade Saddle

L’évolution se fait sur une « route » c’est à dire un sentier non marqué au sol ou difforme. Il est vrai que l’érosion de la roche oblige constamment à recréer une nouvelle trace dans la vallée glaciaire.
Side trip vers le Cascade SaddleSide trip vers le Cascade Saddle

La montée vers le Cascade Saddle laisse peu à peu le Dart Glacier se découvrir jusqu’à l’atteinte du sommet:
Dart GlacierDart Glacier

Depuis le Cascade je peux donc admirer le Dart Glacier, mais aussi le Mont Aspiring, du haut de ses 3033m, mais aussi la vallée Matukituki (un peu caché par la photo)
A droite le Mont Aspiring

et le mont Ansted:
Mont Ansted

Le moment est propice pour faire des « back selfies »  pour exprimer la joie du randonneur lorsqu’il a affaire à ses paysages spectaculaires:
Randonneur admirant le Dart GlacierRandonneur admirant le Dart Glacier

Ensuite c’est demi tour jusqu’à Dart Hut pour une seconde nuit. Le reste du track sera entièrement le long de la Dart Valley avec des passages dans le bush (il y en a peu sur ce track):
Track dans le bushTrack dans le bushMousse dans le bush

Ce qui est étonnant dans la Dart Valley, c’est la forme du relief ou de nombreux up-and-downs se succèdent et cassent bien les pattes. Peut être un résidu de l’activité volcanique ? En tout cas, l’évolution se fait assez librement, quitter le marquage au sol est toujours aussi possible.
Dart ValleyDart ValleyDart River

Le lendemain, plus de ciel nuageux mais un soleil rayonnant:
Dart Valley

La particularité de cette dernière journée est que je vais devoir utiliser la déviation du track puisqu’un énorme éboulement de terrain a crée une retenue d’eau qui a englouti le bush. Et la déviation n’est pas des plus aisés dans le bush:
Sentier barréForêt sous le lac artificiel

Le lac artificiel tout juste crée a fait l’actualité de la région et continue même de générer un léger nuage au dessus de la rivière:
Dart Valley sous le lac artificielDart Valley

La fin se déroulera sans encombres sous une belle chaleur.

Les infos à savoir

Comptez 5 jours pour effectuer ce track si vous incluez le Cascade Saddle. Il est préférable de partir d’abord sur la Rees Valley et de finir sur la Dart Valley. Il est aussi possible de rejoindre ces deux vallées depuis l’autre versant du Cascade Saddle. En rajoutant d’autres épopées possibles depuis la vallée Matukituki (Rabbit Pass, Gillepsie Pass, ascension du Pylon), il y a moyen de faire des belles sorties de plus d’une semaine.

Vous trouverez toutes les informations à savoir sur le Rees Dart Track ici et ici.

Les huttes sont bien positionnés sur le track et sont d’un grand confort et il est tout aussi possible de camper. A noter qu’à proximité du Cascade Saddle (30minutes de marche dans le versant Matukituki) il y a un emplacement pour bivouaquer. L’eau est fourni aux huttes sinon les rivières sont abondantes.

L’accès au track est difficile hors véhicule personnel, le mieux est de réserver un shuttle puisque des deux côtés du track, la route est en cul de sac, personne n’y passe.