En quelques photos, je vais vous présenter ce que j’ai retenu de mon passage sur l’île Stewart. Situé au 47ème parallèle sud, c’est donc le point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande. Relativement méconnu des voyageurs, peu d’entre eux vont s’aventurer sur cette île.

La traversée en ferry depuis Bluff

Le climat est très rigoureux car l’île Stewart est plus proche des 50èmes hurlants que des 40èmes rugissants. Un kiwi m’ayant pris en stop indique clairement: « 11 months severe gale and rain, one month clear ». Pour me rendre à Oban, village principal de l’île, deux options: l’avion ou le ferry. Je choisis la moins chère, la plus lente mais la plus aventureuse. Voyez par vous même ! Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas eu de vomi comme certains (private joke caché) et à vrai dire, je sentais à peine le bateau tanguer, la mer était calme ce jour la !
En route vers Stewart Island sur le ferryEn route vers Stewart Island sur le ferry

Oban

La population de l’île est estimée à environ 400 hab, donc ne vous attendez pas à y voir des trésors d’architecture ou une vie nocturne agitée. Les habitants sont isolés. Oban, c’est une épicerie qui fait tout, un bureau du DOC, quelques eateries/pubs, quelques backpackers, une bibliothèque, quelques hangars de pecheurs, des maisons, un petit musée et une église. Le tout un peu serpenté au travers de collines. Voilà à peu près le décor. J’ai véritablement senti un calme et une connexion directe des habitants avec la nature, enfin principalement le bush et l’eau. Mais j’imagine pas ce que cela doit être durant une grosse tempête, une sorte d’ambiance glauque.
Eglise d'Halfmoon Bay

L’île en question

Cette photo prise depuis un promontoire à proximité d’Oban permet quand le temps s’y prête d’observer de beaux couchers de soleil. Bon là, en l’occurrence ce n’était pas du tout le cas. A défaut de soleil, pas de pluie. Mais je voulais témoigner de la géographie de l’île. Mine de rien, elle est assez montagneuse et le point culminant se situe à 979m au mont Anglem. Toute l’île est classée parc national et principalement recouverte de forêts endémiques. Et que dire de la tranquillité lorsque vous abordez les petites criques isolées ?
Halfmoon bay vue depuis les hauteurs

Ulva Island

Une île dans une île, qui elle-même est une île d’une île, bref on s’y retrouve plus ! Ulva Island est un sanctuaire entièrement réservé aux oiseaux natifs de Nouvelle-Zélande. Personne n’y vit sur les 2,7km² de l’île que l’on rejoint par jet moyennant 20$. Si vous y allez, prenez bien la brochure permettant de reconnaître plus facilement les oiseaux ainsi que de mieux recenser la flore, tout aussi sauvage. Tous les oiseaux sont menacés et par conséquent protégés.

En route vers Ulva Island

Un robin

D’ordinaire, je n’ai pas de bons yeux pour spotter les animaux. Mais sur Ulva Island, je voyais sans cesse de tout petits oiseaux voler derrière moi. En gros, ils me suivaient, pour assouvir leur curiosité. Mais je n’arrivais pas à les saisir, toujours trop rapide pour que mon appareil photo lent, arrive à les capter. Finalement au détour d’un virage, j’en vois un posé sur un tronc d’arbre et qui ne bouge pas. Je me rapproche tout doucement en veillant à faire des pas les plus silencieux possibles. J’ai aussi réglé l’appareil photo pour prendre une image correcte. Pas extraordinaire mais étant donné l’engin lent, j’en suis pas mécontent.

Fantail, espèce endémique

La fougère

On trouve de toutes sortes de fougères en Nouvelle-Zélande, bien aidée par la pluie pour envahir les forêts. La fougère argentée est même considérée comme un emblème national à tel point qu’un référendum sera organisé en 2015 pour décider si le drapeau à la fougère argentée remplacera l’actuel drapeau national
Fougère typique de Nouvelle-Zélande

Bivouac sous ciel étoilé

Cette photo est un peu le fruit du hasard. Alors que j’essayais de dormir sans succès, une envie pressante me prend et je sors dehors prendre l’air. Voyant le ciel complètement clair, une idée me vient à l’esprit: réaliser une photo maintes fois vu sur le web. Je laisse ma frontale allumée dans la tente et cherche un bon endroit sur le terrain à proximité avec un bon angle pour voir le ciel. Chose pas aisée dans le noir. J’utilise ma popote de camping comme trépied ! Malheureusement avec l’humidité ambiante, mon appareil photo a du mal à rester stable. Au final, la photo est loin d’être parfaite, il aurait fallu prendre plus de recul (mais le terrain rendait la chose difficile) mais l’ambiance d’un bivouac sous un ciel (très) étoilé est bel et bien là.

Bivouac sous ciel clair

Lee Bay

Lee Bay est le début de deux randonnées multi-days: la Rakiura Track circuit facile de 2 jours se déroulant quasi entièrement sous la forêt ainsi que le North West Circuit une boucle sauvage de 9/11 jours réservé aux aguerris (pour les plus guerriers, il y a aussi le Southern Circuit, un truc à la Bear Grylls). Mais Lee Bay c’est aussi et surtout un exemple d’une plage superbe avec une eau limpide et ce sous un soleil éclatant. Et avec pas grand monde pour vous embêter. Comme tant d’autres baies sur l’île Stewart. Comme aussi sur Abel Tasman que j’ai bypassé volontairement, la foule en plus.

Lee bayLe kiwi

Le kiwi ce n’est pas seulement le surnom donné aux néo-zélandais, ni le fruit qui n’est pas originaire du pays mais aussi l’oiseau. Aveugle et ne sachant pas voler, il est aussi très craintif. Il préfère se déplacer de nuit. Autant vous le dire que pour en voir un, il faut se lever de bonne heure. Malgré mes efforts de me lever la nuit et alors que l’île Stewart est un bon réservoir à kiwis, je n’en ai point vu. A moins que cela soit mes mauvais yeux, comme indiqué précédemment.

Panneau indicatif traversée de kiwi